De tous temps, on a ouvert en Haute-Normandie des exploitations afin d'extraire du sol les matériaux indispensables à la vie quotidienne

  • Les marnières : exploitations souterraines de craie destinée à l'amendement des cultures.
  • Les argilières : exploitations en surface de veines ou d'accumulation d'argiles dont la composition répondait aux spécifications liées à la réalisation de poterie, tuiles, briques ("brique de Saint-Jean")...

 

  • Les sablières : extractions de sable en surface, principalement à destination des activités de construction

 

  • Les cailloutières : exploitations souterraines de silex et de blocs gréseux destinés à la construction, l'entretien des voiries...
  •  Les carrières de pierre de taille :  l’accès se faisant par  des entrées ("bouches") creusées à flanc de coteau ou en pied de falaise.
  • Les ferrières : comme presque partout en France, on peut retrouver des traces d’exploitation pour de matériaux ferrugineux destinés aux industries locales du fer.

 

  • Les carrières de pierre à chaux : Exploitations sans contrainte géologique. L'accès se faisait de plain-pied, parfois par puits. Souvent le four à chaux était construit à proximité.

En Haute-Normandie, la craie n’étant pas affleurante sur le plateau, la plupart des exploitations de matériaux (principalement ouvertes entre 1830 et 1950) sont des carrières souterraines. La nature des matériaux ainsi extraits pouvait être différente : pierre de taille (Fécamp, Vallée de la Seine…), cailloux principalement destinés à créer ou renforcer les voies de circulation, mais principalement les carrières souterraines réalisées étaient destinées à l’extraction de marne utilisée pour l’amendement des champs (les marnières). On estime ainsi que le territoire de la Haute-Normandie à fait l’objet de l’ouverture de plusieurs dizaines de milliers de carrières souterraines.