Méthodologie

Selon le Laboratoire Régional des Ponts et Chaussées de Rouen (LRPC) : "Sur les 140 000 carrières souterraines estimées en Haute-Normandie, environ 20% sont connues à ce jour et à peine plus de

2 000 sont recensées par an. A ce rythme, il faudrait plus de 40 ans pour toutes les localiser."

 

Devant le nombre important d'établissements souterrains non identifiées et l'étendue du territoire à couvrir seule une méthode empirique est utilisable pour recenser les marnières. Dans les années 80 à 90, le LRPC de Rouen à ainsi développé une méthodologie de recherche dont le process de la première étape, "le Recensement des Indices de Cavités Souterraines - RCIS" est toujours appliqué par explor-e.

 

Cet inventaire est basé sur l'établissement d'un état des lieux, le plus exhaustif possible, des données relatives aux marnières aux indices associés et aux effondrements et indices liés au karst.

 

Dans les grandes lignes la méthodologie peut être résumée selon ce schéma

 

Le cadastre napoléonien

Le cadastre parcellaire français a été institué par la Loi du 15 septembre 1807, raison pour laquelle on parle généralement de cadastre napoléonien. Avec le temps, et principalement au XXe siècle suite aux opérations de remembrement, le parcellaire des communes a été modifié (forme, polygonation, sections, numéros). Dans le cadre des inventaires de cavités souterraines, il convient donc de travailler sur cadastre napoléonien afin de pouvoir repositionner le plus précisément possible des exploitations souterraines. Si le cadastre napoléonien est relativement précis sur le plateau, les déformations peuvent être très importantes au niveau des vallées et nécessiter un travail de recalage très précis

A la lumière des résultats des inventaires réalisés par l'ensemble des prestataires, le LRPC de Rouen estime "qu'en raison des limites inhérentes à chaque investigation, un tel recensement permet de répertorier 60 à 70% des cavités existantes sur le territoire étudié."

 

Si le Plan d'Indices de Cavités Souterraines (PICS) permet une première approche du territoire il ne peut être considéré comme définitif et évoluera en fonction de la découvertes de nouveaux éléments (archives, témoignages, observations...) mais également en fonction de la suppression de certains leurres ou indices "traités".